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L’Élysée Saint-Honoré, la Corse à Paris

  • Photo du rédacteur: Olivier
    Olivier
  • 23 nov. 2025
  • 2 min de lecture


Voilà un exemple d’assimilation réussie. En passant devant la terrasse de l’Élysée Saint-Honoré, rien ne distingue cette brasserie des élégantes maisons qui ont fait la réputation du très sélect huitième arrondissement. Nappes blanches, vaisselle signée, serveurs en nœud papillon et bretelles sur chemise blanche… Les codes sont respectés.


Pourtant, quand on passe la porte un soir de semaine à 23 h 30, dans l’espoir d’avaler au moins quelque chose sur le pouce, certains détails nous amènent à relativiser notre première impression. Sommes-nous vraiment dans une brasserie comme les autres ? Déjà, le personnel sourit. Étrange ! Puis, personne ne nous assène le trop célèbre : « À cette heure, vous devrez vous contenter d’une assiette froide ; la cuisine est fermée ».


Très vite, la chaleur du service et la lecture de la carte nous font comprendre que derrière l’aspect d’un établissement typiquement parisien, c’est le cœur de la Corse qui bat ici. Serge Viola et son fils Jean en demeurent les propriétaires, l’âme, ainsi que les garants.


Quant au menu, il efface en un instant toute volonté de rester sage. Comment ne pas céder devant cette assiette de charcuterie de Cozzano (Sud de la Corse), ce jambon affiné 24 mois ou ces moelleux migliacci au fromage frais.


Les hostilités sont lancées. Une moitié de la tablée se laisse tenter par un gigot d’agneau cuit 7 heures, avec ses pommes grenailles et ses légumes. Au moment de la découpe, cette divine odeur fait naître chez moi un regret. Pourquoi ne pas avoir choisi cet agneau de lait ? Heureusement, mon assiette de tripes à la cortenaise réussit très vite à me consoler.


De toute manière, « dîner, c’est choisir » (à moins que ce ne soit gouverner) et il est difficile de faire sa sélection parmi les plats proposés. Les meilleures maisons sont conviées pour garantir la qualité des produits quand ils ne viennent pas directement de l’île de Beauté. Le saumon fumé vient de chez Petrossian, les escargots de la centenaire Maison de l’Escargot. Quant aux pâtisseries, elles sont choisies chez Carl Marlotti, l’ancien pâtissier du Grand Hôtel Intercontinental et du Café de la Paix. La carte des vins offre également de belles références.


Au 205 rue du Faubourg Saint-Honoré, la Corse est chez elle à Paris.


🍽 - la carte

📍- 205, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris.

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